Nathalie et moi-même, nous sommes rendus à Fronsac, dimanche dernier, non pour déguster un de ses délicieux breuvages, mais pour “affuter nos gambettes” ! Petite promenade de santé d’une douzaine de kilomètres à travers vignes et bois. Il faisait très bon et nous avons pu admirer certaines belles propriétés viticoles et visiter les magnifiques églises romanes de Fronsac et Saint-Aignan.
Christ de Saint-Aignan / Crédit photo DomA travers bois / Crédit photo Dom
Fronsac ? Vous connaissez ? Je pense que oui, car vous avez, certainement, apprécié, un jour, un des vins de son appellation (AOC Fronsac). Moi, j’ai découvert les vins du Château de la Rivière, un des vins de l’appellation, l’été 1969, à l’occasion d’une visite-dégustation que j’avais organisée pour un groupe d’Américains de l’école secondaire Northfield Mount Hermon.
Hé, oui ! Les balades à pied, ça nous connaît ! Bouliac vous dit certainement quelque chose ! Nous y étions le samedi 3 décembre.
11 kilomètres à pied, ça use, ça use, 11 kilomètres à pied, ça chauffe les petits pieds !!! Dure, très dure cette marche. Ce foutu pays monte et descend. Il fallait faire gaffe à ne pas se casser la binette dans ces montées et descentes raides (très) et humides en cette saison.
Zieutez le parcours :
Soli’Trail de Bouliac le 03 12 2022 / Source Dom perso / enregistrement du parcours via l’appli Wikiloc
Nous avons fini 39eme et 40eme sur 147 participants avec une moyenne générale de 6,2 km/heure !!! Oui, vous pouvez applaudir !
Nos récompenses : une bouteille de bière locale et un pâté local chacun !
Pourquoi dépenser des fortunes alors que le Bon Roi Henri a tout prévu !
Crédit photo : Dom
Blanc sec, rouge, blanc moelleux …. rien que du bonheur – avec modération – !
Pour la GRANDE histoire, j’ai découvert ces vins en 1974, à l’âge de 25 ans.
Comment, me direz-vous ? Grâce à mon père ! Je vais vous en conter l’affaire !
Suite au décès de son Papa, mon propre Papa hérite de la vente d’un petit bien au Verdon sur Mer. Il décide donc, dès 1974, de se mettre en quête d’une ferme/maison avec terrain dans le piedmont Pyrénéen à trois heures, au maximum, d’Arcachon, à la jonction de 3 départements : Gers, Pyrénées Atlantiques et Hautes-Pyrénées.
Cette année là, nos pas, ceux de mon père et les miens, nous conduisent au Sud d’Aire-sur-l’Adour, entre Garlin et Lembeye. Je me souviens que nous avons visité deux fermes avec terrain. Papa n’était ni emballé par la situation des terrains, ni par l’état des constructions. La suite sera Charlas, en Haute-Garonne; j’y reviendrai dans un autre article.
Mais ce qui nous a emballé, ce jour-là, ce fut notre halte à la Maison des vins du Madiran et du Pacherenc du Vic-Bilh. J’y ai découvert les vins blancs secs et doux du Pacherenc du Vic-Bilh ainsi que le Madiran, vin rouge. Toute une histoire qui me reste au cœur et qui m’a donné un “faible” pour ces vins fort agréables qui gagnent à être connus.
Belle marche et belle journée en pleine forêt et au bord de l’eau ! Nous avons respiré à pleins poumons. Nous n’étions, en aucun cas, gênés par les autres marcheurs car nous avons pris le départ avec 1/4 d’heure de retard !!! … nous nous sommes payés le luxe de rejoindre certains coureurs partis à l’heure, eux !!!
Près de 11km à une allure soutenue : 6,1 km/heure de moyenne. Dur, dur, le sable de la plage ! Nos performances : Bibi 103ème et Nath 105ème sur 183 participants. Bravo à nous !
Je ne sais pas pourquoi, mais, hier, mes pensées ont traversé l’Atlantique pour arriver à NMH. J’ai collaboré avec cette école secondaire, située dans l’état du Massachusetts, pendant cinq années et côtoyé deux de ses proviseurs.
Attention : rien de comparable entre cette école et un lycée français. Ici, nous sommes en pleine nature, au milieu de bois et prairies.
Bâtiments de classe, maisons-dortoirs, réfectoire, amphithéâtre, église, piscine olympique, stade de foot américain, salle de sports, piste de course … la démesure par rapport à ce que je connaissais, alors !!!
Campus NMH / crédit photo : NMH Magazine Spring 2022
En parcourant le Net, j’ai trouvé, hier, des infos sur Joe Curry, proviseur jusqu’en 1971 et Chuck Sanborn, son successeur. Joe a ensuite dirigé le lycée Cushing Academy.
Joe Curry / crédit photo : Cushing Academy Magazine Spring 2015
Sad day ! Joe Curry est décédé le 12 12 2014 à l’âge de 81 ans. Choc !
Joe : journal de Cushing Academy (cf page 26 et sq)
Joe m’a donné, alors que j’avais tout juste 20 ans, la chance de travailler, dès 1969, avec son école. J’étais “fellow teacher”, en charge pendant 8 semaines de “gamins” aisés américains à peine plus jeunes que moi : ils avaient entre 15 et 18 ans !
Je me souviens de ce jour de mi-juin 69 où je me suis rendu pour la première fois aux Etats-Unis : Mérignac, Orly, Boing 707 (je dis bien 707) ! Toute une aventure pour moi !
J’ai été accueilli à l’aéroport Kennedy de New-York City par Marcel Michel, prof d’Anglais à l’ENSAM d’Angers, et son épouse, qui travaillaient, l’été, depuis deux ans, également avec NMH. Arrivé, quelques heures plus tard sur le campus de l’école, j’ai entendu un chaleureux “Welcome Dominique” ! C’était Joe ! Un grand gaillard de 36 ans que je rencontrais pour la première fois. S’en est suivie une conversation très cordiale.
Joe se rendait disponible, chaque fois que j’en ressentais le besoin. A 20 ans, j’en avais des choses à apprendre ! Joe m’a toujours fait confiance alors que je n’étais qu’un “gamin” !
Nous avons toujours travaillé main dans la main avec Joe. Pas de mail, pas de Net, pas de “smartphone” ! Courrier par avion et téléphone, voire télégramme ! C’était l’époque ! Et ça marchait du tonnerre !
Claude est venu renforcer l’équipe dès 1970, car de 25 participants au “programme en France” à Arcachon en 1969, nous sommes passé à 90 en 1971 ! La rançon d’un beau travail !
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